lundi 29 août 2016

༺ Vivre mieux ༻

L'acceptation de la/sa grosseur est un changement important.
C'est passer de la haïne de soi  à ne plus s'haïr, 
C'est arrêter de manquer de respect à son corps pour choisir de respecter son corps,
C'est décider de mettre fin au dénigrement de soi-même pour apprendre à s'apprécier soi-même,
C'est cesser de se concentrer sur ce qu'on n'est pas pour plutôt se concentrer sur ce qu'on est.
C'est complètement changer notre paysage intérieur, notre vie intérieure.
Changer la façon dont on se perçoit, changer comment on se traite soi-même, comment on se parle intérieurement, est un changement profond de style de vie.


jeudi 25 août 2016

༺ Minou du jour ༻

Désolé, je ne peux pas te voir ce soir parce que
j'ai quelque chose à faire dans quelques jours


"Penses-tu que tu vas filer demaine pour faire ______?"
Je te le dirai quand je saurai comment prédire l'avenir


A un regain soudain d'énergie, réussi à accomplir toute la liste "à faire".
Passe la semaine suivante au lit à essayer de récuperer parce qu'en a trop fait.

Un jour de ménage, une semaine de récupération

mardi 23 août 2016

༺ Amitié ༻

Depuis 2013, j’ai souvent et beaucoup  pensé à quels étaient mes besoins et mes possibilités en terme de relations d’amitié.

Tellement de choses ont changées pour moi, dont un besoin d’être encore plus authentique et de vivre plus ouvertement qui je suis, et ma santé depuis 2012 m’amène aussi à devoir faire des choix parce que je n’ai tout simplement plus la capacité ni l’énergie physique de dépasser mes limites.  Je n’ai plus la force de faire semblant d’être capable de performer autant qu’avant.  En fait, j’ai plutôt de la difficulté à performer tout court.  J’ai souvent l’impression que j’ai utilisédes cuillères à crédit durant tellement d’années que je courrais véritablement vers la faillite.  Le diagnostic de fibromyalgie est venu expliquer bien des choses dans une année 2015 difficile au niveau santé physique et mentale, mais j’en souffre depuis longtemps.  J’ai trop longtemps pensé que si seulement je mettais un peu plus d’effort, si seulement j’avais une meilleure attitude, si seulement mon régime était plus obtimal, j’en arriverais à me sentir normale! 

J’ai déjà parlé de la théorie des cuillères (que j’aime encore beaucoup) mais il est encore plus facile d’utiliser l’analogie de la pile rechargeable, ou la pile du téléphone cellulaire,  pour décrire ce que c’est que de fonctionner avec une énergie réduite.  Certains l’utilsent pour dire que parfois, on naît avec une pile défectueuse, une pile qui ne se recharge jamais à 100%, et que pour d’autres, la pile était à l’origine tout à fait normale mais une vie difficile, traumatismes divers, stress chronique et autre, ont endommagé la pile qui ne peut plus jamais être à pleine capacité. Qu’une bonne nuit de sommeil, du repos, de l’exercise, ne la recharge jamais à 100%, parce que la recharger à 100% est chose impossible.   

Est-ce que ma pile a toujours été défectueuse?  Je pense que oui, mais elle avait une possibilité de charge plus grande et se rechargeait plus vite, se déchargeait moins vite, qu’elle peut le faire maintenant.  Je n’ai jamais su ce que ça voulait dire de commencer ma journée, dès le réveil, pleine d’énergie et revitalisée après une nuit de sommeil.  Je ne connais pas ça.  Et j’ai été élevée avec la croyance (en l'acceptant à 100 mille à l’heure malgré la pression trop grande, sans remettre cet enseignement en question) qu’il faut travailler dur, donner son 200%, en cherchant la perfection surtout!  J’ai vu mes parents dépasser leurs limites, toujours, et c’était valorisé.  J’ai dépassé les miennes durant de nombreuses années.

Tout ça pour moi, c’est terminé.  Même si je voulais retourner à cette façon de vivre, j’en serais incapable.  Certains jours, sans exagération, surtout durant un flare-up, je dois conserver mon énergie durant la journée pour être capable de prendre ma douche. 

Mon plus grand bonheur demeure dans mon quotidien avec mes extraordinaires fils et mon merveilleux mari.  Mes joies, plaisirs: découvrir une bonne série télé, me laisser transporter musicalement par Muse, un petit jeu mobile pour me divertir ou comme stratégie anti-anxiété.   Et un peu de ménage (si peu) et de temps internet quotidiennement pour lire ceux et celles qui ont développé le genre de life hacks dont j’ai besoin, ce qui n’est pas toujours un bonheur ou une joie ou un plaisir, mais plutôt des nécessités quotidiennes.  Tout ça prend l’énergie que j’ai.  J’ai parfois un petit surplus pour essayer de “créer” quelque chose; une carte, un peu de crochet (quand mes bras, épaules et yeux le permettent), un peu de dessin.  Une marche en forêt (quand la température est mon amie, donc, surtout au printemps et à l’automne).  J’écris aujourd’hui pour la deuxième journée de suite, quand la dernière fois remonte à ... plus d'un an?

Certains diront (y'a toujours un "oui mais" à quelque part) que lorsqu'on veut vraiment, on trouve toujours le temps pour ses amis.  Moi et d'autres comme moi répondrons:  moi j'ai le temps mais je dois aussi avoir les cuillères pour faire quelque chose ET les cuillères pour les conséquences d'avoir fait ce quelque chose..... Je vois bien que j'essaie d'expliquer pourquoi je suis incapable de me donner "adéquatement" à une relation d’amitié même si au fond de moi je sais que c'est impossible à comprendre si on ne le vit pas et que je perds mon temps à l'écrire.  Car pour ceux qui ne vivent pas avec cette condition, tout ce que j'écris ici sera une exaggération ou du simple et pur charabia.   Mais j'ai, à la base, ce besoin d'être comprise par ceux que j'aime et je doute que mes amies peuvent le faire véritablement. 
D'où l'étirement de mon silence...

Cela ne veut pas dire que je ne pense jamais à mes amies, au contraire.  Je les porte avec moi, dans mon coeur, toujours.  Mais je n’arrive pas à prendre mes courriels ou à envoyer un petit mot.  Il y a trop à raconter et en même temps rien. Et je n'ai pas beaucoup d'énergie pour les feels que j'aurais assurément.

Le plus facile serait de dire: “Allo, je t’aime, je pense à toi.  Je n’ai pas l’énergie pour plus.  C’est compliqué.  Je reste silencieuse car je ne suis plus celle que tu as aimée, et je ne peux pas/plus être l’amie dont tu as besoin/envie.  Est-ce que ça vaut vraiment la peine pour toi de me considérer ton amie, si tout ce que je me sens capable de faire c’est de t’envoyer un petit courriel, une fois par 6/12/18 mois, (comme maintenant), pour te dire que je suis encore vivante et que je pense à toi?  Si oui, dis-le moi.  Si non, sois heureuse.  Je t’aime.”

Ou bien: “Voici un nouveau contrat d’amitié, chère amie, où je décris ce que je peux t’offrir et ce dont j’ai besoin en retour, et si ça nous convient, signons là et là et “on est en business.””

Je ne cherche pas, du tout, à former de nouvelles amitiés.  Je n’en ressens pas le besoin et je n’ai pas, du tout, l’énergie pour ça.  Mais  je n’aime pas non plus imaginer que le peu d’amies que j’ai pensent que je n’ai plus d’affection pour elles. 

Parce que ça ne sera jamais le cas.


lundi 22 août 2016

༺ L'introverti et l'amitié ༻


"Les introvertis sont de bons amis, 
mais nous sommes de meilleurs amis 
lorsque nous sommes chez-nous, à la maison. 
Tout seul. 
En train de lire.  
Mais pensant à vous,  
nos amis."

༺ Mythe neurotypique ༻



"Accepte tes limites 
et apprend à regarder ton objectif d'une façon créative plus respectueuse de tes capacités, 
au lieu d'accepter tout cru le conte de fée neurotypique 
qui dit que ces limites disparaîtraient d'elles-même 
si seulement tu y mettais assez d'effort." 
- en thérapie


mercredi 13 juillet 2016

༺ Trouver ce que je suis déjà ༻

 “Je pense avoir passé 30 ans de ma vie, les 30 premières années, à essayer de devenir quelqu'un. Je voulais devenir fort, je voulais devenir fort au tennis, et bon à l'école, et avoir de bonnes notes. Et je voyais tout plus ou moins sous cette perspective: «La personne que je suis ne me convient pas, mais si je devenais fort...» J'ai réalisé que je n'avais pas bien compris le but du jeu, parce que le but du jeu était de trouver ce que j'étais déjà.»
- David Ray Griffin, retired professor of philosophy of religion and theology. (Film Zeitgeist) 

༺ Note to Self ༻

Hier je me suis "souviendue" que j'avais un blog "éducation" et aujourd'hui j'ai décidé de "delete" le blog éducation.  Je veux récupérer quelques petites choses que je vais peut-être transférer dans de futurs billets.
(billet = yark)


mercredi 30 décembre 2015

༺ Bad advice ༻


It seems that for a lot of people, if you are hesitating between doing something you want to do and not doing it, between doing the thing and not doing the thing, the better choice is doing the thing because otherwise you will regret it forever.  As if regret for not doing something was THE MOST negative thing in the world and every other outcome would be preferable.  That, to me, is incredibly bad advice. Because maybe, just maybe, doing the thing would create even more regret.
I remember when we had a choice to make between selling our home to open a brick and mortar store for our online business or just close the online store and move on, let go of that idea.  A few people told me that if we didn’t open the store, I would regret it forever and always wonder if it would have been a success. We did end up deciding to sell our home and go for it (having regrets later didn’t factor in our decision at all) because we were doing it with the hope that it would be a success, that it would be the answer we were looking for in terms of dh and I working together and our kids having something to fall back on one day.  Turns out it was a failure in more ways than one.  But would I have had regrets if we had not done it?  Well I strongly doubt it; and even more so if I had the intelligence to ask myself the right questions before doing it.  But for one thing, time would have proven to me that our idea was a bad one simply because 24 months later, 3 other similar (very targeted) businesses that also had gone from online to brick and mortar had closed for the same reason. I would had taken that, I am convinced, as a sign that we had made the right choice in closing our business and keeping our house and not gambling away our financial security.
So I have the regret of having done the thing.  
Do you know what I really regret?  I regret being broken.  I regret not having accepted myself the way I was and realized that it was a terrible idea for me, physically, mentally, emotionally, financially. I regret not being skeptical enough and relying too much on positive thinking for a positive outcome.  I regret my kids not having their pool, their swings, their little country paradise.  I regret that we might never be able to afford having our own home again and even more so considering that we probably can’t afford to rent forever either.  I regret not having understood that you need money to make money. It’s not just a saying, it’s true.  It is for most of us anyway.  I regret not having understood that willing it, and wanting it, and having beautiful ideals and gentle dreams are not a guarantee of success.  I regret what the stress and financial worries have done to my kids and husband.  I regret that I feel like I will never be the same, health wise. That I will never fully be able to get “back on the horse”.

So if not feeling regret is an important factor in a decision,  I will not forget to ask myself which will be bigger and harder to live with:  the regret of not doing the thing, or the regret of having done the thing and it not working out like the postcard that I have of it in my head.
But there are a lot of other questions that I will ask myself, if ever I have another choice to make between doing the thing and not doing it:
1. Can I live with the consequences?  Am I physically, mentally and emotionally equipped for less then optimal results?
2.  How long can my loved one sustain this decision and are they equipped for the consequences?
3.  How long can I sustain this decision?
4.  If I mess up, how long will I have to pay for this bad decision?
5. Where is my mind at right now?  Am I overly relying on positive thinking or wrapped up in an ideology, or in idealism?
~ written July 21st, 2015

jeudi 8 janvier 2015

༺ Les blessures ༻


Les blessures ne guérissent pas comment on désire les voir guérir.
Les blessures guérissent comment elles ont besoin de guérir.
Une blessure prend le temps dont elle a besoin pour se transformer en cicatrice.
Le processus de guérison a besoin de temps pour se produire.

Il faut SE donner ce temps.
Il faut SE donner cette grâce.
Il faut être doux envers nos blessures.
Il faut être doux envers notre coeur.
Nous méritons de guérir ce qui peut être guéri.
Nous avons le droit de voir la paix s'installer en nous.

- Dele Olanubi


༺ La petite pyromane ༻

"Les troubles alimentaires sont des signaux d'alarme extrêmement efficaces.  Tout s'arrête alors que nous essayons d'éteindre ce feu qui essaie de nous réduire en cendre.  Mais en pleine panique, nous ne réussissons pas souvent à reconnaître qu'alors que ce feu menace notre vie, il n'est pas la seule chose pour laquelle il faut s'alarmer.  Le feu lui-même est un signal d'alarme;  il est un grave avertissement qu'en nous-même il y a une petite pyromane avec un appétit pour la destruction... et nous pouvons bien éteindre autant de feux que nous le voulons, mais tant qu'on ne part pas à sa recherche et qu'on ne fait pas la paix avec elle, elle restera la plus grande menace à notre vie."

- Sas (Liquid Diamond Flowing)

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