mercredi 26 février 2014

༺ Diet Culture: notre culture Pro-Diète ༻




DIET CULTURE: "Culture Pro-Diète"  

Système de pensée selon laquelle la nourriture est une question de moralité publique, où manger ce que vous voulez est un péché grave et où s'abstenir de «mauvais» aliments (qui peuvent être les aliments gras, les aliments sucrés, ou les carbs, dépendant de la mode ou du guru criant le plus fort dans le moment) est considéré comme chose vertueuse. 

Au sein de cette culture, les corps humains sont classés comme étant en santé ou malades en fonction de leur pourcentage de "gras".  Être en santé devient un facteur de sainteté tandis qu'être malade devient une faute personnelle grave. 

Au sein de cette culture, plus on est mince mieux c'est, et ce jusqu'à ce qu'une personne soit littéralement hospitalisée.  (On se préoccupe alors beaucoup d'anorexie, mais pas trop au cas où les personnes grosses deviendraient alors confuses et se mettraient à penser qu'il serait dangereux pour elles de trop maigrir ! #sarcasme)

La DIET CULTURE est une culture dont l'émotion principale est la culpabilité associée avec la nourriture, une culture qui a déclaré la guerre aux gros corps.      

Voir Body Shaming


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Source:  Social Justice League

༺ Troubles alimentaires: "Je ne savais pas que..."

Le slogan de la semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires de NEDA, (National Eating Disorder Association) est "I Had No Idea that...Get in the Know".
Malheureusement, ça ne se traduit pas très bien mot pour mot.  I Had No Idea (That) veut dire "Je ne savais pas (que)" mais la source plus précise est l'expression "N'avoir aucune idée de quelque chose". Pour sa part, Get In The Know nous invite à nous "Mettre au courant".
Résumons en disant que c'est souvent une bonne idée de se mettre au courant de ce qu'on ne sait pas en parlant plus spécifiquement aujourd'hui des troubles alimentaires.
La semaine de sensibilisation 2014 se tient du 23 février au 1er mars.

"Je ne savais pas...":

1.  "... qu'une personne peut aimer la nourriture ET souffrir d'un trouble de l'alimentation."
Et bien il est bon de savoir que beaucoup de gens souffrant de troubles de l'alimentation peuvent passer des journées complètes à penser à, et être obsédés par, la nourriture, et beaucoup sont des chefs, cuisiniers ou pâtissiers.  Une des raisons à ceci est que la restriction provoque directement l'obsession alimentaire. Les troubles alimentaires peuvent se résumer comme ceci:  une relation désordonnée avec de la nourriture ET NON une absence de relation avec la nourriture.

2. "... qu'un trouble alimentaire est une maladie, et non un choix ou un défaut de caractère."
Les troubles alimentaires sont une maladie mentale. Les comportements individuels qui en découlent peuvent être des choix, mais la compulsion auto-destructrice derrière le trouble alimentaire ne serait pas choisit par quiconque.

3. "... que les troubles alimentaires sont plus complexes que seulement vouloir perdre du poids et maigrir."
Les troubles alimentaires sont un mécanisme d'adaptation où les soucis et insécurités des personnes affectées sont convertis en insatisfation envers le corps et en une relation désordonnée avec la nourriture. Un trouble alimentaire peut se présenter en surface comme étant un simple désir de maigrir, mais d'abord et avant tout, il s'agit d'une maladie mentale et d'un mécanisme auto-destructeur; un lent suicide.

4. "... que N'IMPORTE QUI peut avoir un trouble de l'alimentation."
Les personnes atteintes de troubles de l'alimentation peuvent être extraverties, introverties, vaines, dévouées, joyeuses, moroses, drôles, avoir des difficultés d'apprentissage, êtres riches, pauvres, jeunes, vieilles, noires, blanches, latines, asiatiques, mâles, femelles, hétérosexuelles, homosexuelles, bisexuelles, être grosses, maigres, ou quelque chose entre les deux. Il n'y aucun groupe totalement à l'abri de la maladie mentale.

5. "... que les troubles de l'alimentation sont en grande partie génétiques."
Des recherches récentes indiquent que les gens naissent avec une prédisposition à développer un trouble de l'alimentation. Une analogie courante est que si la portion génétique est l'arme à feu, les facteurs environnementaux pour leur part (éducation, Diet Culture, la grossophobie/fatphobia dans les médias, etc) sont ​​la gâchette.

6. "... que la Diet Cultureest si insidieuse, omniprésente, et nuisible."
La Diet Culture (Culture Pro-Diète) actuelle est ce qui permet aux troubles de l'alimentation de cacher aussi bien. Au lieu d'être alarmé des changements rapides dans l'alimentation ou de la poursuite obsessionnelles de règles alimentaires arbitraires, nous saluons les gens pour leur "contrôle" et "leur volonté."  Lorsque quelqu'un va au gym tellement souvent que ses autres responsabilités sont abandonnées ou qu'ils se blessent, ils sont considérés «dédiés» et «déterminés». La Diet Culture vend la perte de poids comme étant un objectif louable en soi, de sorte que les troubles alimentaires sont vus simplement comme une façon débalancée de suivre un bon objectif plutôt que de comme système de valeur complètement déformé et mortellement dangereux. La Diet Culture prêche tout ce que les troubles alimentaires prêchent: que la haine de soi et la haine de son corps sont normales, que la graisse est universellement mauvaise, que la seule façon de vraiment vous aimer vous-même ou d'être heureux est de changer votre corps.

7. “… que les troubles de l'alimentation ne sont pas "une simple phase”.
Certaines personnes peuvent souffrir d'un trouble de l'alimentation pendant une courte période de temps et peuvent se rétablir avec le temps.  Cependant, beaucoup de gens ne s'améliorent pas sans aide et si un trouble de l'alimentation n'est pas traité, il peut devenir un handicap débilitant permanent avec peine de mort.

8. “… qu'une personne peut souffrir d'un trouble de l'alimentation et ne pas perdre de poids/ qu'une personne peut souffrir d'un trouble de l'alimentation et être grosse. ”
Parmi les différents troubles de l'alimentation, certains ne sont pas complètement restrictifs; par exemple, certains sont caractérisés par l'hyperphagie, notamment le BED (Binge Eating Disorder) ou la boulimie. Une alimentation désordonnée conduit également très souvent à des fluctuations de poids fréquentes (Yo-yo Dieting) plutôt qu'à une perte de poids permanente.

9. “... que les troubles de l'alimentation peuvent être si désagréables.”
Les troubles alimentaires sont loin d'être glamour. Ils peuvent causer des dommages physiques, parfois graves et même la mort: ongles secs, ou dents endommagées, ou dépendance aux laxatifs, ou atrophie musculaire, où érosion de la muqueuse de l'estomac, ou Oesophage de Barrett, etc.

10. “... que la boulimime, ce n'est pas simplement délicatement/silencieusement vomir après les repas.”
Purger peut inclure faire trop d'exercice, utiliser des diurétiques et des laxatifs, et pas seulement des vomissements. [Avertissement Trigger: v * mir] 
Il faut aussi noter que les vomissements sont rarement délicats OU silencieux. Le corps n'aime pas vomir alors il le fait savoir de façons très claires.  Il n'y a rien de subtil dans le fait de vomir.

11. “… que les gens souffrant d'anorexie mangent quelque chose.”
Si une personne ne mangeait pas du tout, elle serait morte en 1 à 4 semaines. L'anorexie est marquée par la restriction alimentaire et non à l'abstinence totale de nourriture.

12. “…qu'il existe d'autres troubles de l'alimentation à part l'anorexie et la boulimie."
Hyperphagie et EDNOS, Pica, Syndrome Prader-Wili, Orthorexie, Rumination, Night Eating Syndrome, etc.  (x) (x)

13.“… que quelqu'un dont je suis proche peut avoir un trouble de l'alimentation à mon insu".
Les troubles alimentaires sont la plupart du temps passés sous silence et généralement vus comme quelque chose de honteux, dès lors, les personnes affectées vont mentir et cacher leurs comportements désordonnés face à la nourriture.

14. “… que je n'ai pas à avoir honte ou à regretter mon trouble de l'alimentation pour pouvoir récupérer.
Les troubles alimentaires servent un objectif pendant une période difficile à vivre. Ils ne sont pas un bon mécanisme pour faire face, mais ne sont pas quelque chose que l'on choisit.  Il ne faut pas avoir honte d'une maladie qu'on n'a pas choisit.

15. “… que la Récupération/Recovery est très difficile.”
Les troubles alimentaires sont une dépendance et il est donc aussi difficile de récupérer d'un trouble alimentaire que d'une autre dépendance. Mais la récupération est plus compliquée parce que l'abstinence totale n'est pas possible - il faut apprendre à manger, nous devons manger. 


Un des symptômes les plus dangeureux (voir mortels) des troubles de l'alimentation?
 Le Silence.
En parler, ça sauve des vies.
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Source:  NEDA

༺ Idéologies et raisonnement fallacieux ༻



"Le raisonnement fallacieux est une réponse cognitive du système de défense de l'égo face à l'anxiété provoquée par des idées qui menacent le Soi avec une attente anxieuse de la perte imminente de quelque intérêt vital.  Généralement, c'est la frustration d'une sorte de besoin humain; quelque chose auquel on attribue une grande valeur - comme un idéal de l'égo - résultant d'une auto-identification préalable, ou la perte narcissique imminente de l'estime de soi. "

Understanding Ideology | by Warren Frederick Morris |



lundi 24 février 2014

༺ L'opinion des autres = pas de nos affaires ༻


Une révélation importante qui aide à se détacher de l'opinion et de l'approbation des autres, et à lâcher prise des messages négatifs que nous avons reçus et acceptés comme vrais au cours de notre vie, est réaliser que chaque fois que nous avons été jugés, nous n'étions pas l'objet de la critique.
Cela dit, je ne sais pas s'il est vraiment possible de réaliser ceci sans avoir fait un travail sur nos propres jugements et sur nos propres croyances.  Mais lorsque nous faisons ce travail, nous réalisons que tous les jugements que nous portons sur les autres sont vraiment des jugements que nous portons sur nous-mêmes, ou que nous porterions sur nous-mêmes si nous étions dans la même position, ou le même "état" que l'autre personne.   C'est une réalisation vraiment puisssante car elle implique que les opinions que les autres ont de nous ne sont pas du tout à propos de nous.


On pourrait peut-être même aller jusqu'à dire que ce que les autres pensent de nous n'est pas de nos affaires.
(Mais est-ce une loi immuable?  Bien sûr que non parce que les jugements et préjugés peuvent très bien servir, et servent d'ailleurs souvent, à discriminer contre l'autre ou même contre des groupes entiers de personnes. Si le préjugé de l'autre lèse nos droits, difficile de dire que ça n'est pas de nos affaires. )

Un exemple, si Manon* attribue mon "surplus de poids" à de la paresse, il est très probable que Manon valorise beaucoup son activité, qu'elle a accepté la croyance que son activité est en cause dans sa minceur et qu'elle se jugerait inacceptable si elle était moins active.  La valeur personnelle de Manon est tricotée avec son activité physique et tricotée avec son poids.  Selon Manon, si elle était grosse et inactive, elle serait "non méritante".
Manon est complètement accaparée par Manon:  ce qui est vrai pour Manon est vrai pour tout le monde, selon Manon. Manon ne ferait pas x, y ou z, alors personne ne doit faire x, y ou z.
Tout est à propos de Manon.
Manon a besoin de ses règles pour pouvoir être Manon sinon, qui est Manon?

Alors le jugement de Manon, quand elle me regarde, est à propos de Manon parce que tout est à propos de Manon.
Un jugement, une opinion, un préjugé, c'est un manque d'empathie et un refus de considérer que notre expérience n'est pas une expérience universelle.  Une croyance, c'est un refus de l'incertitude, un refus de l'incompréhension.*

Alors devant le jugement de Manon, je peux garder à l'esprit que Manon est bien à l'étroit dans ses propres jugements.  Si elle ne transforme pas son jugement en discrimination en lésant mes droits, je peux seulement lui dire que je comprends sincèrement sa très grande peur d'engraisser, par exemple, et peut-être l'inviter à se renseigner davantage sur le sujet ou simplement la laisser partir.  Elle a son propre cheminement et doit vivre, comme tout le monde, avec les conséquences de tous ses choix et de toutes ses pensées.
L'opinion de Manon, de ma tante Tartine et de Pierre-Jean Jacques, ce n'est pas de mes affaires.  Ils en portent le poids dans leur propre vie.

Dès lors, mes jugements, mes opinions, sont aussi des poids que je transporte.  Prendre le temps de regarder mes jugements, mes opinions et mes croyances, quand j'en rencontre une ou douze, c'est regarder ma peur envers la vie, mon manque d'acceptation envers moi.
Travailler à les laisser partir, c'est me libérer.


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* Manon = nom fiction, choisit parce que je ne côtoie personne qui s'appelle Manon.

* Croyance = Peur de l'incertitude.  "J'affirme que c'est comme ça que ça fonctionne et que ça ne peut pas fonctionner autrement parce que j'ai besoin que ça soit simple et classé dans mon esprit."

༺ Santé: Accepter le changement ༻



La bonne santé c'est aussi être capable de prendre des décisions qui mènent à ton bien-être et à ton bonheur à long terme.  Si tu prends la décision de suivre un certain régime alimentaire pour le restant de ta vie, tu ne prends pas cette décision d'un point de vue mentalement sain.  Parce qu'autrement, tu aurais admis la possibilité que certains changements deviendraient nécessaires en cours de route, si pour une raison quelconque tu arrêtais de t'épanouir physiquement ou mentalement.  Personne ne vit toute sa vie sans voir les choses changer;  accepter le changement est une attitude saine.  Alors prendre une décision pour toute ta vie sans jamais remettre ton engagement en question et t'accrocher à cet engagement quand tu n'es plus heureuse, ou en bonne santé, c'est un signe certain d'un déséquilibre.  Si tu te sens coupable d'apporter des modifications ou te sens coupable à la moindre pensée de faire des changements qui seraient bénéfiques pour toi physiquement, mentalement, financièrement ou autre, ce sentiment de culpabilité et de rejet de toi-même découle d'un esprit malade.

| Dani B. | en thérapie |



vendredi 21 février 2014

༺♥ Tout body est un bon body #6




Mon corps, tel qu'il est 
Ici et maintenant
Avec ses douleurs et ses joies
Est exactement ce dont j'ai besoin 
Pour être pleinement humaine
Pleinement éveillée
Pleinement vivante.

| Pema Chodron |

Erwin Olaf





jeudi 20 février 2014

༺ Qu'est-ce que la bonne santé mentale? ༻


La bonne santé mentale ce n'est pas quelque chose que nous avons, mais quelque chose que nous faisons.


Pour être en bonne santé mentale, nous devons nous apprécier et nous accepter. 
Cela signifie que:

 - On se soucie de soi-même et on prend soin de soi.

 - On s'aime; on ne se déteste pas.

 - On prend soin de sa santé globale physique et mentale - on se nourrit, on dort bien, on apprécie le mouvement du corps et on joue, on s'amuse.

 - On se voit comme étant une personne méritante et ayant une valeur. On ne croit pas qu'on doit mériter le droit d'exister.

 - On se juge basé sur des normes raisonnables. On ne se fixe pas des objectifs impossibles, tels que «tout ce que je fais doit être fait parfaitement» en se punissant soi-même lorsque l'on n'atteint pas nos objectifs.

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Source
- Mind:  For Better Mental Health (x)

mercredi 19 février 2014

༺ Attaque de Panique / Trouble panique ༻


Peux-tu expliquer ce qu'est une attaque de panique?
"Une attaque de panique, ou crise de panique, est une réaction physiologique à la peur et l'anxiété. Quand l'anxiété qu'on éprouve devient très intense, elle peut déclencher une réaction physique parce que le corps pense que l'on est en danger et se prépare alors à réagir défensivement, à fuir à la course. Donc, l'anxiété ressentie pendant un repas, ou une situation sociale, ou face à la peur du futur, ou pendant un flashback peut soudainement déclencher dans le corps diverses réactions: palpitations, essoufflement, poitrine oppressée, vertiges, rétrécissement de la vision, etc. Quand l'anxiété déclenche une attaque de panique, ça devient beaucoup plus qu'une réaction mentale. C'est une expérience ressentie physiquement."

| Humor in Recovery |

Voir Procédures d'urgence pour les attaques de panique



Description

Le Trouble panique et un trouble anxieux.
"Imaginez que vous êtes au volant pour vous rendre à votre travail ou que vous faites la queue pour payer vos achats d’épicerie. Soudain, vous avez une sensation semblable à celle que vous auriez si votre voiture tombait en panne sur une voie ferrée et qu’un train de marchandises fonçait vers vous. Votre cœur bat très fort, la poitrine vous fait mal, vous vous sentez étouffer. Autour de vous, tout s’embrouille, les images deviennent floues ou semblent irréelles. Vous croyez subir une crise cardiaque, mourir ou perdre le contrôle de vous-même ou le contact avec la réalité. Dans la crainte de perdre le contrôle de votre voiture ou de faire une scène dans le magasin vous fuyez aussi rapidement que vous le pouvez. Après plusieurs minutes, la sensation de panique s’atténue. Vous vous calmez et vous vous demandez ce qui vient de vous arriver. De plus, depuis au moins un mois, vous craignez d'avoir d'autres épisodes semblables. Ceci définit ce qu'on appelle un trouble panique."

"On a décrit les crises de panique comme un signal d’alarme déclenché par le corps sans raison valable – comme une fausse alarme. Lorsqu’un tel signal est déclenché en présence d’un danger réel, la réaction de terreur extrême peut être essentielle à la survie. Mais en état de crise de panique, la réaction de terreur se produit alors qu’il n’y a aucune raison de donner l’alarme. Ce que les crises de panique ont de curieux et de terrifiant, c’est qu’elles se produisent souvent dans un cadre familier ou dans une situation qui ne présente pas de danger réel. Il n’en demeure pas moins que la victime est prise de terreur, avec toutes ses manifestations physiques et psychologiques. À défaut de détection et de traitement, le trouble panique peut progresser et causer une détresse encore plus grande. La menace constante de ne pas savoir quand, ni où, une nouvelle crise va se produire peut provoquer une anxiété d’anticipation – c’est-à-dire la crainte constante d’autres crises de panique. La personne pourra constater qu’il ne lui suffit pas d’éviter les situations ou les endroits redoutés pour empêcher ce sentiment d’anxiété ou de peur."

Symptômes

- palpitations
- transpiration
- tremblements ou secousses musculaires
sensation de souffle court ou d’étouffement
- sensation d’étranglement
- douleur ou gêne dans la poitrine
- nausées ou gêne abdominale
- sensation de vertige, d’instabilité, de tête légère ou impression d’évanouissement
- sentiment d’irréalité ou d’être détaché de soi-même
- peur de perdre le contrôle ou de devenir fou
- peur de mourir
- sensation d’engourdissements ou de picotements dans les mains
- frissons ou bouffées de chaleur

"De récents calculs montrent que plus d’un million de Canadiens souffriraient de trouble panique avec ou sans agoraphobie. Il est difficile d’établir des chiffres précis parce que les personnes atteintes cachent souvent leur état et que bon nombre de professionnels des soins de la santé ne le diagnostiquent pas. Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de souffrir du trouble panique et trois fois plus que les hommes d’avoir le diagnostic de trouble panique sans agoraphobie."

"Les crises de panique, l’anxiété d’anticipation et l’évitement phobique peuvent avoir des conséquences graves s’ils ne sont pas traités. Les victimes de ce trouble sont plus susceptibles de dépression que la population en général, avec les complications que cela implique. Dans leurs efforts désespérés pour réprimer les crises et sous l’effet de leur anxiété d’anticipation, certains abusent de l’alcool, des drogues ou de certains médicaments. Les personnes atteintes de trouble panique ont deux fois plus de risques d’avoir des idées suicidaires et de faire une tentative de suicide que les personnes ayant d’autres troubles psychiatriques et presque 20 fois ce risque, comparativement aux personnes sans trouble psychiatrique."

Ressources


Association / Troubles Anxieux du Québec

www.ataq.org
(514) 251-0083

Le site du Canadian Network for Mood and Anxiety Treatments
www.canmat.org

L’Ordre des psychologues du Québec
www.ordrepsy.qc.ca
(514) 738-1881 ou 1-888-731-9420

Revivre : Association québécoise de soutien aux personnes souffrant de troubles anxieux, dépressifs ou bipolaires
www.revivre.org
Ligne d’écoute : (514) 738-4873 ou 1.866.REVIVRE

La Clé des Champs : Réseau d’entraide pour personnes vivant avec le trouble anxieux
www.lacledeschamps.org
(514) 334-1587

Phobies-Zéro : Groupe de soutien et d’entraide pour les jeunes et les adultes souffrant de troubles anxieux. Groupes d’entraide à Montréal et en région.
www.phobies-zéro.qc.ca
Ligne d’écoute et de soutien : (514) 276-3105 ou 1-866-0002

Groupe d’Entraide G.E.M.E. Groupe d’entraide pour un mieux-être
http://www.geme.qc.ca
(450) 462-4363, numéro sans frais : 1-866-443-4363

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Sources:
- Humor in Recovery (x)
- FMM: Fondation des maladies mentales (x)

༺ Tu ne dois pas la beauté ou la minceur à quiconque ༻


Tu n'as pas l'obligation d'être jolie.
Tu ne dois pas la beauté à personne.
Pas à ton ami / conjoint / partenaire, pas à tes collègues, et surtout pas aux hommes inconnus qui croisent ton chemin.
Tu ne la dois pas à ta mère, tu ne la dois pas à tes enfants, tu ne la dois pas à la société en général.
La beauté, ce n'est pas un loyer que tu dois payer pour occuper un espace marqué "femelle".

| Erin McKean |


mardi 18 février 2014

༺ Vaincre ou fuir ༻


“You fear the world,
I fear myself.
In theory
we’d make
a perfect pair,
but I am too busy
conquering my demons
and you are too busy
running from them.”

| Michelle K. | A Boy Whose Name Start With ‘N’ |


Tu as peur du monde,
J'ai peur de moi-même.
En théorie
nous pourrions former
un couple/un duo parfait,
mais je suis trop occupée
à vaincre mes démons
et tu es trop occupé
à les fuir.

| Michelle K. | (Un garçon dont le nom commence par `N`) |



༺ Recovery: Un rappel ༻

Je dois garder à l'esprit que la Recovery n'est pas un processus linéaire.

Peu importe le progrès que je pourrai avoir fait, il y aura parfois des journées où j'aurai l'impression d'être en rechute.

Et ce n'est pas grave.

Ce qui est important, c'est que je ne laisse pas ces jours m'empêcher d'avancer.

Je dois me permettre d'avoir de mauvais jours.
Cela ne fait pas de moi un échec. Cela ne signifie pas que j'ai arrêté ma Recovery.
En fait, c'est normal et même nécessaire à mon cheminement.

Je peux réussir.



vendredi 14 février 2014

༺♥ Tout body est un bon body #5


Mayara Russi, modèle

Apprécie ton corps, son parcours unique
et tout ce qu'il fait pour toi.  Apprécie-le, tel qu'il est.

La photographe Ashlee Wells Jackson et son bébé (4th Trimester Body Project)




༺ Régresser ou aller de l'avant ༻


En Recovery pour un trouble de l'alimentation, si on ne va pas de l'avant, on régresse.  Si on ne fait pas le choix conscient de récupérer, on aggrave sa situation.  Un trouble alimentaire, ça ne peut pas simplement disparaître.


mercredi 12 février 2014

༺ Affirmation pour l'amour de soi #1 ༻



Je mérite l'amour.
Je mérite la vie.
Je suis digne de respect.
Je suis belle.
Je suis intelligente.
Je suis forte.
Je suis une survivante.
Je mérite l'amour.
Je mérite la vie.

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Source: fuckyeahbodypositivity

༺ Le perfectionnisme selon Maria Shriver ༻


Le perfectionnisme ne nous fait pas nous sentir parfaites, il nous fait nous sentir inadéquates. 
| Maria Shriver |


lundi 10 février 2014

༺ Trouble alimentaire rencontre trouble obsessif-compulsif: Orthorexie ༻


L'orthorexie est définie comme une obsession malsaine envers l'alimentation santé/l'alimentation pure/vertueuse.
Une personne souffrant d'orthorexie a un besoin obsessionnel de catégoriser les aliments en termes de «bon» ou "mauvais/mal/malsain" ou en terme de sécurité (aliments qui peuvent être consommés en toute sécurité.)  Elle passe autant de temps et d'énergie à penser à la nourriture qu'une personne souffrant de boulimie ou d'anorexie. Elle ne pense peut-être pas en terme de calories, mais peut se concentrer sur les "bénéfices pour la santé" et/ou la façon dont la nourriture a été traitée, préparée, etc.
Elle peut avoir de la difficulté à manger à l'extérieur parce qu'elle n'a pas confiance à la sécurité des aliments qu'elle n'a pas préparés elle-même.

Une obsession envers les aliments sains / purs / virtueux semble être motivée par la santé, mais il y a des motivations sous-jacentes qui peuvent inclure la peur de la maladie, la compulsion à rechercher le contrôle complet (voir trouble obsessif compulsif), échapper aux peurs, les habitudes ou antécédents familiaux, une maladie récente, vouloir être mince, l'amélioration de l'estime de soi, l'attribution d'une dimension spirituelle ou morale à la nourriture, et utiliser l'alimentaton pour se créer une identité, ou même seulement avoir entendu quelque chose de négatif à propos d'un aliment ou d'un groupe alimentaire, ce qui conduit alors à éliminer cet aliment ou ces aliments de son régime alimentaire. 


Chaque jour est une occasion d'être "bonne" mais, lorsque la tentation gagne, il y a auto-punition (purges, plus de rigidité, jeûnes, plus d'exercises, etc).   L'estime de soi grandit dans la pureté de son alimentation et elle se sent parfois supérieure aux autres en ce qui concerne la nourriture.  Finalement, les choix alimentaires peuvent devenir tellement restreints, tant en variété qu'en calories, que la santé en souffre -- chose ironique pour une personne aussi entièrement dédiée à l'alimentation saine. L'obsession de l'orthorexique peut évincer les autres activités et intérêts, devenir physiquement dangereux et nuire aux relations personnelles.

Une personne affectée peut s'isoler socialement parce que sa vie est planifiée autour de la nourriture et de ses règles alimentaires.   Elle perd la capacité de manger intuitivement: elle n'a plus de signaux de faim, ne sait plus quelle quantité manger et n'a plus de signal de satiété.  Au lieu de manger naturellement, elle se prédispose à "tomber du wagon», ce qui résulte en ce sentiment d'échec familier aux adeptes de n'importe quel régime.

Il faut garder à l'esprit que le caractère restrictif  de l'orthorexie a, lorsque qu'il dégénère en phase sévère, le potentiel de se transformer en anorexie, en boulimie ou en hyperphagie boulimique.  L'inverse peut aussi être vrai:  une personne souffrant d'anorexie, de boulimie ou d'hyperphagie boulimique peut voir son trouble alimentaire se transformer en orthorexie.

Emotions et comportements: quelques signes de dépistage
  • Obsession envers les aliments santé ou la nourriture que l'on trouve sécuritaire, ou pure/vertueuse, (voire "morale")
  • Grand inconfort, anxiété et/ou dégoût à la pensée de manger des aliments qui sont sur la liste des interdits, tels que les produits animaux, les gras, les sucres, ou tout autre aliment jugés "mauvais", "sales" ou "impurs"
  • Antécédents d'anorexie, de boulimie, d'hyperphagie boulimique et/ou Grossophobie/peur de prendre du poids
  • Ne pas reconnaître qu'il y a un problème, ressentir de la colère contre ceux qui expriment de l'inquiétude face au comportement alimentaire
  • Comportement rigide et obsessif envers la nourriture accompagné d'une voix intérieure très critique demandant perfection, pureté et obéïssance
  • Isolement social, qualité de vie diminuée et passer beaucoup de temps à penser ou à s'inquiéter au sujet de la nourriture
  • Dépression, anxiété, pauvre confiance en soi, image corporelle négative
mais aussi:
  • Occasionnellement souhaiter avoir la capacité de tout simplement manger sans s'inquiéter de la qualité/sécurité/valeur de la nourriture
  • Se sentir extrêmement méfiant ou incapable d'accepter de la nourriture préparée avec amour par quelqu'un d'autre - un seul mets - sans essayer de contrôler ce qui est servi
  • Sentiment de culpabilité et/ou de dégoût de soi lorsque le contrôle sur le régime n'est pas parfait, lorsqu'il y a exception
  • Sentiment d'être en contrôle lorsque le régime alimentaire "idéal" est bien suivi
  • Se placer sur un piédestal nutritionnel et se demander comment les autres peuvent faire des choix alimentaires aussi pauvres

Les conséquences sur la santé 

Le régime d'une personne orthorexique peut être malsain et engendrer des déficits nutritionnels spécifiques au régime qu'elle s'est imposée. Ces problèmes nutritionnels ne sont pas toujours apparents. Les problèmes sociaux sont plus facilement dépistables.

Il va sans dire que l'imposition d'une régime déséquilibré sévère affecte chaque partie du corps.  Les effects majeurs dépendent de ce qui est exclu du régime et peuvent inclure:

  • Immunité réduite
  • Fragilité des os
  • Dommages à la fonction thyroïdienne 
  • Carences alimentaires souvent non détectées
  • Conséquences physiques des purges (si applicables)
  • Blessures sportives (si applicables)
  • Dépression et rigidité mentale
  • Renforcement du trouble obsessif-compulsif
  • etc.

Il est important de noter que lorsqu'il s'agit de maladie mentale, il y a beaucoup de variations d'une personne à l'autre. Les troubles mentaux, incluant les troubles de l'alimentation, peu importe les circonstances, peuvent être tout aussi graves les uns que les autres, indépendamment des "symptômes" ou de l'apparence physique des personnes affectées. Tous ont des conséquences potentiellement graves et irréversibles pour la santé. 
Si le côté psychologique n'est pas traité, la santé physique reste en danger.  
Si un trouble de l'alimentation est en contrôle pendant trop longtemps, le risque de mort est réel.


Le Traitement

La société actuelle pousse l'alimentation saine et la minceur, il est donc facile pour beaucoup de gens de ne pas réaliser à quel point ce comportement peut devenir problématique. Encore plus difficile, une personne orthorexique peut se cacher sa condition à elle-même autant ou plus qu'aux autres:  elle mange bien, elle mange les bonnes choses, mais les autres mangent mal.  Pour compliquer encore plus le traitement, la motivation derrière l'orthorexie a de multiple facettes.

Une personne atteinte d'orthorexie peut souffrir d'un trouble d'anxiété sous-jacent et dès lors encourager une mauvaise qualité de vie: ses obsessions alimentaires et ses règles rigides affectent tous les domaines de sa vie. La récupération est possible mais tout d'abord, l'orthorexique doit admettre qu'il y a un problème puis arriver à identifier la cause de l'obsession. Son alimentation doit également devenir plus flexible et elle ou il doit éviter les dogmes . Le traitement des problèmes émotionnels ou psychologiques sous-jacents rendra la transition vers une alimentation flexible plus facile.

Alors qu'il peut être encore difficile de trouver un médecin qui pourra aider à établir un diagnostic, la condition n'étant pas actuellement assez prise au sérieux par l'ensemble du corps médical, la Recovery/Récupération peut exiger de l'aide professionnelle. Un praticien expérimenté dans le traitement des troubles alimentaires est le meilleur choix. Ce document peut être utilisé pour aider le professionnel à comprendre l'orthorexie.


Les buts de la Recovery / Récupération pour l'orthorexique 

La démarche du traitement de l'orthorexie est prospective et ne se concentre pas seulement sur ​​la nourriture et le poids. La récupération vise à construire une relation plus douce avec la nourriture bien sûr, et veut aussi travailler sur le renforcement émotionnel, élever l'estime de soi et développer des comportements plus adéquats devant une compulsion de contrôle.

Le traitement peut être long mais idéalement, il mettra l'accent sur:
  • Comprendre l'orthorexie et y faire face en développant une motivation et un engagement sain 
  • Collaborer pour répondre aux déséquilibres d'une manière douce 
  • Apprendre à mieux faire face à la vie et aux autres; gestion de la peur, de la panique, du stress et du mal-être
  • Gestion du perfectionnisme et des pensées orthorexiques/obsessionelles 
  • Guérison de l'estime de soi et de l'image corporelle
Une personne ayant été traitée avec succès continuera à manger sainement mais elle aura une compréhension différente et plus vaste de ce qu'est l'alimentation saine. Elle ne pensera plus seulement en terme de santé physique, reconnaissant que sa santé mentale est aussi importante.  Elle se rendra compte que la nourriture ne peut pas la transformer en "une meilleure personne" et verra qu'il est irrationnel de baser son estime de soi sur la qualité de son régime alimentaire. Son identité passera de "une personne qui mange de la nourriture santé/pure/vertueuse» à une définition plus large de qui elle est - une personne qui aime, qui est méritante, qui est vivante. Elle verra que bien que la nourriture est importante, elle est seulement un aspect de la vie et que beaucoup d'autres choses sont dignes d'attention.


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Ce qu'on peut en retirer

L'orthorexie n'est pas un comportement normal.
L'orthorexie ne signifie pas automatiquement «Quelqu'un qui aime manger sainement».
On en profite pour préciser que "manger sainement" peut signifier beaucoup de choses différentes pour différentes personnes. 

Mais, chose importante, quelqu'un qui mange sainement de façon normale ou équilibrée, est capable de se donner la permission de «tricher» et faire des exceptions.  Cette personne demeure capable d'utiliser sa logique et sa pensée critique et demeure capable d'adaptation.  Cette personne n'éprouve pas d'anxiété lorsqu'elle fait une exception en mangeant un aliment qu'elle juge négativement ou qu'elle juge impur parce qu'elle comprend que, dans l'ensemble, il n'y aura pas de conséquence sur sa santé ou sa valeur en tant que personne, ou qu'une exception n'aura pas de conséquence sur quoi que ce soit.

À l'inverse, une personne souffrant d'orthorexie, si elle triche, ou pense à tricher, éprouvra de l'anxiété, de la panique parfois, pourra se sentir impure, moins méritante, pourra se sentir dégoûtée d'elle-même, et, la plupart du temps, adoptera un comportement compensatoire (purge, jeûne, détox, augmenter l'exercice, s'imposer davantage de restrictions, etc. ) pour annuler ou contrer les «effets» des «mauvais» aliments. En outre, une personne orthorexique peut tout simplement refuser de manger n'importe où car elle devra faire face à une situation qu'elle ne pourra pas contrôler . Manger (quoi, où, comment, quand, combien) devient une obsession et est source d'angoisse presque constante. 

L'orthorexie, ce n'est pas, et ne sera jamais, de la compétence alimentaire.


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Si tu te reconnais à la lecture de ces informations, si la nourriture, le poids, l'exercice et/ou l'apparence est une préoccupation constante pour toi et que tu as de la difficulté à vivre pleinement ta vie avec ces pensées, tu es suffisamment malade pour te donner la permission de chercher de l'aide.*  
N'attends plus. 


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*Si tu as adopté un régime alimentaire pour des questions éthiques, surtout si tu as des antécédants de troubles de l'alimentation, ou vis avec des pensées désordonnées constantes, et que ton désir de rester dédié(e) à ce régime te retient de chercher de l'aide, continue à me suivre pour découvrir les trucs de Johnny. Ils pourront t'aider à te donner la permission de t'occuper de toi et de ta santé mentale et physique pendant le temps qu'il faudra. 
J'ajouterai les liens vers les informations pertinentes au fur et à mesure. Sois courageuse, sois courageux. xox


 Mes cafés avec Johhny:  Intro (L'identité vegane)

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Sources:
- NCED: National Center for Eating Disorders (x)
- NEDA: National Eating Disorder Association; Karin Kratina, PhD, RD, LD/N (x)
- Orthorexia by Laura Brightwell (x)
- Health Food Junkies & Holistic Harry, Steven Bratman, MD (x)
- US National Librairy of Medicine; National Institutes of Health (x)
- Le culte de la discipline, extrait; par Tom Billings (x)
- Clarifying Orthoria: Obsession with Dietary Purity as an Eating Disorder (x)
- Healthy Food, Unhealthy Obsession: Part 1 (x) -  Part 2 (x)

dimanche 9 février 2014

༺ L'innéficacité des changements externes ༻


Peux-tu imaginer ce qui se passe quand quelqu'un essaie de faire cela? L'esprit doit essayer de faire en sorte que tout ce que tu dis est dit de la bonne façon, pris de la bonne façon, et a le bon effet sur tout le monde. Il doit veiller à ce que tout ce que tu fais est interprété et vu de la bonne façon, et que personne ne fera rien qui te fera du mal . Il doit s'assurer que tu obtiendras tout ce que tu veux , et que tu n’obtiendras jamais ce que tu ne veux pas. Ton mental essaie constamment de te donner des conseils pour tout régler, pour que tout soit ok. C'est pourquoi le mental est toujours si actif; tu lui donnes une tâche impossible à accomplir. L’équivalent serait de t’attendre à ce que ton corps soit capable de soulever des arbres et de gravir des montagnes en un seul saut . Ton corps serait malade si tu essayais sans cesse de lui faire faire des choses qu'il est incapable de faire. C'est ce qui casse la psyché. Quand un corps est brisé, les signes sont la douleur et la faiblesse. Quand la psyché est brisée, les signes sont la peur intrinsèque et la pensée névrotique constante.
À un moment donné, il faut te réveiller et reconnaître que tu as un problème à l'intérieur. Observe et tu verras que ton esprit est constamment à te dire ce que tu dois faire. Il te dit d'aller ici, mais pas là, et de dire ceci, mais pas ça . Il te dit quoi porter et quoi ne pas porter. Et il n’a jamais arrêté de le faire. C’était déjà comme ça à l'école secondaire, non ? C’était comme ça même au primaire, n’est-ce pas? En fait, c’est comme ça depuis toujours, non? L’acte de toujours t’inquiéter à propos de tout ce que tu fais ou dis est une forme de souffrance. Mais comment peux-tu résoudre ce problème? Que dois-tu faire pour que ça cesse?
La plupart des gens essaient de résoudre leurs problèmes intérieurs en essayant de mieux jouer aux mêmes jeux extérieurs. Si on pouvait prendre une photo de nos problèmes intérieurs, on verrait que chaque personne a ce qui pourrait être appelé le «problème du jour". Le problème du jour c’est la chose qui nous dérange le plus à ce moment là. Lorsque ce problème là ne nous dérange pas ou plus, alors le problème suivant apparaît, et ainsi de suite. C'est ce qui occupe les pensées. Les pensées ont tendance à se concentrer sur ce qui te dérange aujourd'hui. L’objet de tes pensées: a) c’est ​​le problème du jour; b) pourquoi le problème du jour te dérange; et c) ce que ce tu peux faire pour régler ou changer ce problème . Si tu ne fais pas quelque chose, il va se poursuivre le reste de ta vie.
Ce dont tu t’apercevras c’est que ton esprit est toujours à te dire que tu dois changer quelque chose d’extérieur afin de résoudre tes problèmes intérieurs. Mais si tu es sage, tu ne joueras pas ce jeu. Tu te rendras compte que les conseils que ton esprit te donne sont des conseils endommagés psychologiquement. Les pensées de ton esprit sont perturbées par ses peurs. De tous les conseils dans le monde, ceux que tu ne dois pas suivre sont les conseils d’un esprit déréglé. En fait, ton esprit te trompe. Supposons qu'il te dit "si seulement je pouvais obtenir cette promotion, alors tout serait ok. J’aurais une meilleure estime de moi, et je pourrais reprendre ma vie en main."
Est-ce que ton expérience de vie te démontre que c’est vrai? Après avoir obtenu une promotion, est-ce que toutes tes insécurités sont disparues et est-ce que ça t’a laissé satisfait financièrement pour le reste de ta vie? Bien sûr que non. Tout ce qui arrive c’est que le problème suivant monte à la surface.
Une fois que tu es capable de voir tout ça, tu réalises que le mental a un problème grave sous-jacent. Et que ce qu'il fait, c’est de créer des situations externes dont le but est te t’amener plus de confort. Mais les situations externes ne sont pas la cause du problème interne. Ils sont simplement une tentative pour résoudre le problème à la base. Par exemple, si tu te sens seul et insuffisant dans ton coeur, ce n'est pas parce tu n’as pas trouvé une relation spéciale. Ce n’est pas ça qui cause le problème. La relation que tu recherches est ta tentative de résoudre le problème. Tout ce que tu fais, c’est d’essayer de voir si une relation va apaiser ton dérangement intérieur . Si ça ne fonctionne pas, tu essaieras autre chose.
Cependant, le fait reste que les changements externes ne vont pas résoudre ton problème, car ils ne s'attaquent pas à la racine de ton problème. La racine du problème c’est que tu ne te sens pas entier et complet en toi-même. Si tu n’identifies pas la racine correctement, tu chercheras quelqu'un ou quelque chose qui t’aidera à la cacher. Tu te cacheras derrière les finances, les gens, la gloire, l'adoration (l'ego provenant de l'activité, des causes, de la spiritualité, etc).

Si tu essaies de trouver la personne idéale pour t’aimer et t’adorer, et que tu réussis, alors dans les faits tu as échoué. Tu n’as pas résolu ton problème. Tout ce que tu as fait c’est d’impliquer une autre personne dans tes problèmes. C’est la raison pourquoi les gens ont tant de difficulté avec les relations personnelles. Tu commences avec un problème à l’intérieur de toi et tu essaies de le résoudre en impliquant quelqu'un d'autre. La relation aura des problèmes parce que tes problèmes sont la cause de la relation. Il est si facile de le voir une fois que tu arrives à prendre du recul et oses regarder honnêtement . 

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 * Psyché: intégralité des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité et de l'intellect humain. (psychologie analytique)
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Source:
The Unthethered Soul by Michael A. Singer | New Harbinger Publications, 2007