lundi 31 mars 2014

༺ Acceptation radicale de soi: une définition



"Pour moi, l'acceptation radicale de soi relève de l'idée que je ne suis pas fondamentalement fautive à cause de mon histoire ou de mon corps physique. C'est prendre conscience que je suis fondamentalement valable parce que je ne suis ni mon histoire, ni mon corps. C'est choisir de reconnaître mon humanité comme je reconnais et respecte l'humanité des autres. C'est enfin comprendre que ma valeur n'est pas conditionnelle ".

 | Rosie Molinary |

dimanche 30 mars 2014

༺ Nue, vulnérable et libre ༻



"Couche par couche j'ai enlevé tout ce que je pensais être,
tout ce que je pensais devoir être
et dans cet instant, je me tenais nue et vulnérable,
sans identité ni étiquette,
et je me suis souvenue...
JE SUIS CE QUE JE SUIS. "

| Lenita Vangellis |

༺ Four Steps Treatment Method for OCD ༻


The Four Steps Treatment Method for OCD | Dr. Jeffrey M. Schwartz

vendredi 28 mars 2014

༺ Correspondance: Colère ༻

S:  Est-ce que ça te met en colère que nos vies, incluant la vie de nos enfants, soient compliquées, ou même rendues plus difficiles, par tout ce qu'on nous fait dans nos sociétés?

Moi:  J'ai toujours une colère de fond contre tout ce que nos systèmes font et je pense vraiment qu'on se tue à fonctionner Max Performance dans la pourriture et la perversion de nos sociétés.  Mais en ce moment, je dois avouer que ma colère n'est pas tant tournée vers l'extérieur que vers l'intérieur.  Malgré que tous nos systèmes sont malades et qu'il y a vraiment selon moi des raisons de ressentir cette colère dont tu parles, (en fait, c'est peut-être la première étape de la colère), je vois aussi quelque chose qui à la base est aussi ou peut-être plus responsable:  notre manque de volonté de questionner ces systèmes, et de le faire adéquatement. C'est ça qui me fait faire le plus de colère.

Ma volonté de trouver une voie qui soit moins souffrante pour moi, qui soit une "solution" rapide et "facile", fait en sorte que j'ai accepté des choses sans les questionner.  Je voyais de réels problèmes d'un côté de la clôture, et parce que l'autre côté de clôture pointait ces problèmes et avançait une grande solution parapluie, et que cela correspondait en une fuite facile et attirante pour moi, j'ai sauté la clôture SANS aussi questionner ce côté.  J'ai voulu une solution rapide qui expliquait tout et donnait un sens à tout.  Qui réduisait mon anxiété pour que je sois mieux capable de vivre avec ma colère, ou au moins, la canaliser à un endroit spécifique.

J'ai eu encore cette confiance aveugle en un système, seulement, pas exactement le même.  Je croyais qu'il n'y avait qu'une clôture et qu'il n'y avait qu'à changer de côté, et que si suffisamment de gens faisaient comme moi, tous les problèmes se résoudraient d'eux mêmes au fil du temps.

Je ne voyais pas qu'il y a des milliers de clôtures mais pire encore, qu'il faut quand même remettre en question chaque côté parce que les mensonges et la tromperie se reproduisent, partout.  Et quand on commence à voir les mensonges du nouveau côté de la vie, on réalise qu'on a refait, encore une fois, la même erreur:  accepter sans remise en question.

Alors pour moi, qu'on soit pro-vax ou anti-vax, pro-choix ou anti-choix, ou pro-viande ou anti-viande, ou pro-école ou anti-école, etc, si on n'est pas capable de remettre en question le côté qu'on a choisi, le problème est là.  On veut une solution facile, pas trop compliquée, qui nous encourage à penser en noir ou blanc et ce faisant, l'empathie, la compassion, la vraie compréhension nous échappent en grande partie.  Et sans cette sagesse là, il y a toujours des gens oubliés qu'on maintient dans nos systèmes pourris.  Il y a de la pourriture même dans les solutions sociales si on les construit simplement à l'opposée du système, en utilisant les mêmes outils et matériaux.  Je ne le voyais pas avant.

Un exemple, je ne voyais pas que le problème d'alimentation de 7 milliards d'humains est bâti sur un système capitaliste de non-accès et que simplement consommer autrement n'aura jamais les résultats que l'on espère parce que c'est encore et toujours un système capitaliste de non-accès.  Non seulement nos boycotts n'ont aucun effet mais en plus d'entretenir l'exploitation des animaux et de davantage d'humains, nous faisons naître une autre demande qui ne peut en fait qu'être gérée par ce même système capitaliste de non-accès (qui est totalement discriminatoire et inhumain).

Nos égos deviennent tout-puissants et on se leurre à les entretenir parce qu'on ne veut pas voir la réalité:  tout doit être remis en cause, même ceux qui présentent l'impression de "bonnes intentions".  On reste dans le néant parce que remettre en cause, c'est se rendre compte que finalement, ce n'était pas si simple, ni si facile.  Que c'est beaucoup et infiniment plus compliqué qu'on le voulait.  C'est être mis en face d'une évidence toute simple:  ce n'est pas aussi noir ou aussi blanc qu'on l'avait pensé.  
Et ce n'est qu'UN problème parmi des tas de problèmes polluants notre façon de penser de ce côté là de la clôture.

Donc, oui, je suis en colère, dear S, et je sais que tu comprendras tout ce que je viens de t'écrire; en ce moment, je ne suis pas seulement en colère contre ceux qui bâtissent et entretiennent nos systèmes, je suis en colère contre nous tous, car nous sommes tous occupés à les bâtir et les entretenir, d'une façon ou d'une autre, même quand nous pensons être occupés à faire le contraire.

C'est ça qui me choque vraiment.

mercredi 26 mars 2014

༺ Moi, en septembre 2012 ༻


"On fait le mieux qu'on peut."

Je pense qu'on fait souvent, en tout cas pour moi, PLUS que le mieux qu'on peut.

Qu'on essaie de faire des miracles quand notre mieux est beaucoup moins et qu'on se brûle, qu'on se dépresse, qu'on se magane à faire plus que ce qu'on peut réalistiquement faire.

Je vois que je n'accepte pas mes limites.

Je fais plus que mon possible car je ne m'accepte pas telle que je suis.

Et je n'accepte pas la culpabilité qui vient avec en faire moins.

Et je pense toujours que je vais réussir à me changer en faisant plus.
Que l'univers va finir par me récompenser.  
...
...
...

Faut absolument que je change ça avant d'en crever.

________________________________________________________

- Moi, un an et demi plus tard
- Premiers pas en Recovery



mardi 25 mars 2014

༺ Amour, authenticité et courage ༻


Nous aimer nous-mêmes à travers le processus de reconnaître notre propre histoire, en toute authenticité, est la chose la plus courageuse que nous pouvons faire.

lundi 24 mars 2014

༺ Parfaitement ok de manger ༻

C'est super si tu aimes les bananes en purée et congelées, mais ce n'est pas de la crème glacée.

C'est super si tu aimes les dattes medjool, mais ce n'est pas du caramel.

C'est super si tu aimes les barres énergétiques Cliff à saveur de brownie au chocolat, mais ce n'est pas un vrai brownie.

C'est super si tu aimes la "nourriture santé", mais n'oublie pas que c'est parfaitement ok d'aimer d'autres sortes d'aliments.
C'est parfaitement ok d'aimer les deux.
Et c'est aussi parfaitement ok de ne pas aimer la "nourriture santé."

C'est parfaitement ok de manger whatever the fuck you want.
C'est parfaitement ok de manger ce que tu as envie de manger, point.

| Olivia   |

༺ Citations ༻

"Nous changeons notre comportement lorsque la souffrance associée au changement devient moins importante que la souffrance associée au status quo."
| Henry Cloud |

«Tu es forte quand tu connais tes faiblesses. Tu es belle quand tu apprécies tes imperfections. Tu es sage quand tu apprends de tes erreurs ".
| Anonyme |

«Chaque fois que tu grandis, tu perds quelque chose. Tu perds ce à quoi tu t'es accroché pour assurer ta sécurité. Tu perds des habitudes avec lesquelles tu es à l'aise, tu perds ce qui t'est familier ".
| James Hillman |



"Cacher ton mal ne fait que l'intensifier. Les problèmes se développent dans l'obscurité et n'en deviennent que plus gros et plus grands, mais lorsqu'ils sont exposés à la lumière de la vérité, ils rapetissent. Plus tu tiens tes secrets en laisse, plus tu es l'esclave de ta maladie. Alors, enlève ton masque, arrête de prétendre que tu es parfaite et entre dans la liberté ".
| Rick Warren |

"Arrête de mesurer tes journées selon un degré de productivité et commence à les vivre selon un degré de présence."
| Alan Watts |

"La vérité c'est que si tu ne lâches pas prise, si tu ne te pardonnes pas, si tu ne pardonnes pas la situation, si tu ne l'acceptes pas, et ne réalise pas qu'elle est terminée et chose du passé, tu ne pourras pas aller de l'avant."
| Steve Maraboli | Unapologetically You: Reflections on Life and the Human Experience |

"Il y a un grand nombre d'opinions en ce monde, et une bonne moitié d'entre elles sont professées par des gens qui n'ont jamais été en difficulté."
| Anton Chekhov |




lundi 17 mars 2014

༺ Normaliser son alimentation #1 ༻

Habituellement, selon mon expérience avec mes clients, quand une personne me dit qu'elle "mange très bien pendant la journée, mais binge* durant la soirée ou la nuit" cela signifie souvent qu'elle n'a pas mangé suffisamment de nourriture pendant la journée. 
Pas toujours, mais souvent. 
Si tu restreins ton alimentation au cours de la journée, cela reviendra te mordre dans la soirée. 
"Les animaux mangent pour combler leur besoin en calories." 
C'est très, très difficile de tromper ton corps en mangeant moins de calories que ce dont il a besoin.
Cela dit, parfois, la compulsion de manger durant la nuit peut être plus un problème émotionnel, voulant dire que tu te sens seule, ou fatiguée et vulnérable et te tournes donc vers la nourriture comme source de réconfort (comme tous les humains le font parfois). Et si tu as une combinaison des deux (un peu restreinte au cours de la journée + un peu vulnérable dans la soirée) tu as là une recette parfaite pour des crises boulimiques la nuit .
Avant [toute chose], ton alimentation doit se normaliser. Tu devras peut-être changer tes priorités en ce moment. Tu dois t'occuper du binging, mais tu ne peux pas arrêter les binges par la restriction alimentaire - cela se retournera contre toi. Mais tu peux tenter de répartir tes aliments plus uniformément, d'une manière plus organisée, tout au long de la journée. Cela implique manger délibérément des gâteries ou aliments denses en calories durant la journée, comme collations, et te donner la permission de les manger.
Ensuite, cela signifie [ne pas sauter aucun repas, et plus tard dans la journée], avoir un souper bien planifié et bien organisé (et peut-être un dessert?) à une heure fixe ... et ensuite réfléchir à la façon de te distraire avec quelque chose d'amusant pour le reste de la soirée. Sortir de la maison pour voir un ami? Aller voir un film? Passer un peu de temps à la bibliothèque?
Quoi qu'il en soit, trouve quelque chose que tu aimes réellement faire, qui t'aide à te sentir bien, 
[Attention], ce n'est pas un truc pour te faire manger moins, mais un moyen de réduire ta vulnérabilité .
_________________________________________________
*Binge: Manger obsessionnellement sur une courte période de temps (ex. peut vouloir dire manger un sac entier de croustilles, ou autre, en 10 minutes).  

Source: Michelle Allison, diététicienne nutritionniste de mon coeur (x)


mercredi 12 mars 2014

༺ Syndrome du Vrai Croyant ༻


Pour beaucoup de gens, la volonté de croire parfois remplace la capacité de réfléchir aux arguments pour et contre une croyance, à l'aide de la pensée critique.

The True Believer (Le vrai croyant) par Eric Hoffer: 

"Il est possible que le syndrome du vrai croyant vienne du fait que, chez certains, la croyance satisfasse un besoin émotionnel beaucoup plus fort que celui de la vérité. 
Le fanatique est perpétuellement plongé dans un sentiment d'incomplétude et d'insécurité. Il ne peut puiser dans ses ressources personnelles pour se doter d'une forme d'assurance de soi - il s'est, dans les faits, invalidé lui-même - mais ne la trouve qu'en s'accrochant passionnément à la croyance qui lui sert de soutien. Cette adhésion passionnée constitue l'essence de ce dévouement aveugle et de cette religiosité qu'on constate chez lui. Il y voit d'ailleurs la source de toute vertu et de toute force... Il se considère facilement comme le pilier et le rempart de la cause sacrée à laquelle il adhère. Et il est prêt à sacrifier sa vie pour elle."

___________________________________________
Syndrome du Vrai Croyant (x)

lundi 10 mars 2014

༺ Effets physiques de l'anxiété chronique ༻

  • indigestion et vomissements 
  • ulcères
  • douleurs musculaires
  • fatigue chronique
  • problèmes hormonaux
  • cycle menstruel irrégulier
  • insomnie
  • infections
  • système immunitaire affaibli
  • migraines
  • essoufflement
  • étourdissements
  • palpitations cardiaques
  • bruxisme (grincement des dents)
  • éruptions cutanées

L'anxiété, c'est plus que "se sentir anxieux".


La recherche sur la physiologie des maladies liées à l'anxiété est encore jeune, mais il y a de plus en plus de preuves démontrant l'influence mutuelle entre les émotions et le fonctionnement physique. Pourtant, l'anxiété demeure souvent non-identifiée comme la source d'autres troubles, comme la toxicomanie ou autres dépendances, celles-ci pouvant résulter de tentatives pour composer avec les sentiments d'anxiété.
De plus, l'anxiété est souvent omise des symptômes d'une myriade de maladies chroniques comme le syndrome du côlon irritable (IBS) ou la migraine.

En effet, l'anxiété est en fait impliquée dans plusieurs maladies physiques chroniques comme les maladies cardiaques, les troubles respiratoires chroniques et les troubles gastro-intestinaux. Quand les gens atteints de ces troubles souffrent aussi d'anxiété et que celle-ci n'est pas traitée, la maladie physique est plus difficile à traiter, leurs symptômes physiques s'aggravent, et dans certains cas, la mort est plus précoce.
_____________________________________________________
Source:
Tombtea
Harvard Health Publications (x)

vendredi 7 mars 2014

༺ Se choisir, pleine grandeur ༻

«La plus grande partie de ma vie a été consacrée à essayer de me rapetisser.
À essayer de devenir plus petite. Silencieuse. Moins sensible. Moins engagée.
À avoir moins besoin des autres.
À être moins moi. 
Parce que je ne voulais pas être un fardeau.
Je ne voulais pas être "trop", prendre trop de place, ou repousser les gens.
Je voulais que les autres m'aiment.
Je voulais qu'on se préoccupe de moi, qu'on prenne soin de moi, je voulais avoir une valeur, être valable.
Je voulais être voulue.
Donc, pendant des années, je me suis sacrifiée moi-même pour rendre les autres heureux.
Et pendant des années, j'ai souffert.
Mais je n'en peux plus de souffrir, et me rapetisser, c'est fini.
Ce n'est pas mon travail de changer qui je suis afin de devenir un être humain valable, selon les critères de quelqu'un d'autre.
J'ai une valeur intrinsèque.
Non pas parce que les autres pensent que j'ai une valeur, mais simplement parce que j'existe, et donc je suis importante.
Mes pensées sont importantes.
Mes sentiments sont importants.
Ma voix compte.
Et avec ou sans la permission ou l'approbation de quiconque, je vais continuer à être qui je suis et exprimer qui je suis.
Même si ça met les gens en colère.
Même si cela les rend mal à l'aise.
Même s'ils choisissent de me quitter.
Je refuse de me rétrécir.
Je choisis de prendre de la place.
Je choisis d'honorer mes sentiments.
Je choisis de me donner la permission de satisfaire mes besoins.
Je choisis de faire de mon self-care, une priorité.
Je me choisis.

| Daniell Koepke |




༺♥ Tout body est un bon body #7


Sally L.





jeudi 6 mars 2014

༺ Accueillir le doute ༻

C'est parfaitement ok de douter de ce qu'on t'a appris à croire... C'est aussi parfaitement ok de douter de ce que tu t'es entraînée à croire.  - Dani B. | en thérapie

༺ Témoignage, février 2014 ༻


Je ne cherche plus à découvrir `ma vérité` parce qu'il n'y a rien à découvrir [parce que je ne crois plus qu'on doit mériter la vie ou que nous avons une 'mission' extérieure] . Je vois mieux que ce que j'ai à faire, c'est accepter ma `vérité` (c'est à dire Qui Je Suis, Comment Je Suis). 
Je ne cherche plus à M'améliorer, seulement à améliorer mes comportements pour que je ne les utilises plus pour me faire mal, pour me contrôler - ou à améliorer mes perceptions, pour les mêmes raisons.  Tu pourras peut-être dire que je suis à cheval sur les mots mais pour moi la différence est importante.  Autrement dit, je ne cherche plus à améliorer Qui Je Suis mais seulement à ne plus Fuir Qui Je Suis.
Grandir, oui, dans le sens où ça veut dire que je fais ce que je sais devoir faire pour m'en sortir et que lorsque je serai ailleurs, je serai aussi prête à grandir d'une nouvelle façon.

"Faire le bien", je n'ai plus cette volonté là non plus.  J'ai la volonté d'être vraie, en sachant que j'ai toujours voulu être une meilleure personne alors que j'étais déjà une "bonne personne".  Mais je n'ai plus de lois pour "être une bonne personne".  J'ai seulement l'amour et la compassion et je comprends enfin pourquoi ça commence avec moi.  J'ai la volonté de m'aimer et de me comprendre mieux et de pouvoir aimer et comprendre mieux les autres et vivre mieux avec le possible de ce que je suis et de ce qui m'est offert par la vie.
  Finalement, au lieu de "faire le bien", je me concentre plus sur "être bien" et c'est de là que j'aimerais accueillir, aimer, et être vraie."
Dans tes mots, je reconnais une partie de ce que je regarde en moi intensément depuis un an.  Déconnection, honte, Ego (fuite de la souffrance), etc. En même temps, je perçois ça comme positif dans ma vie, d'enlever mes masques, mes bandaids et de regarder "le mal" en face.  Mais est-ce que ça fait mal?  Osti, oui.  Et la fuite m'appelle, m'appelle tout le temps.  Sauf que je la reconnais et lui dit de fermer sa gueule. Parfois trop tard....  Mais quand je prends conscience qu'elle m'appelle, je reconnais que je suis en rechute intérieure, que je ne suis pas en train de dealer avec la merde.

J'essaie de [me servir de la Prière de la Sérénité] plus comme méditation que comme "prière".   Pour moi, la prière doit devenir ça:  une méditation.  Regarder, Accueillir, Laisser partir.
Si je devais la réécrire pour moi:  

J'accueille la capacité de voir et d'accepter qu'il y a des choses que je ne peux pas changer, je vois la paix qui vient de l'acceptation de la Peur et l'acceptation de ma vulnérabilité face à la Vie et je développe la sagesse de savoir où fini mon possible.

- Moi, correspondances, février 2014

___________________________________________________
voir aussi Se Changer vs Apporter des changements 


mercredi 5 mars 2014

༺ SE changer vs Apporter des changements ༻

(en référence à Premiers Pas en Recovery)

Je viens de penser à une analogie.

Un trouble de l'alimentation, c'est souvent comparé à une maladie de dépendance (alcoolisme, toxicomanie, etc).  Certains aspects sont semblables et elles ont souvent une source génétique.

J'essayais de me changer parce que je n'acceptais pas que j'étais, (exemple), "toxicomane". 
J'essayais de ne plus être "toxicomane". 

Mes choix servaient à ne plus être une personne "toxicomane", à fuir ça en moi, quand je ne pourrai jamais changer ça.

Donc, je ne pouvais que récolter de la douleur parce que ces choix étaient faits sur la mauvaise base.  Je récoltais ce mal en moi car ce mal en moi était responsable de mes choix, de mes semences.

La première étape était d'accepter, reconnaître que je suis une "toxicomane".  Ne plus travailler à me changer, me guerroyer à changer ça, parce que ça ne se changera jamais.  Y'a rien à changer, c'est ça qui est ça. 

De là, on apporte des changements, forcément.  Car accepter qu'on ne peut pas changer ça, c'est voir que nos choix peuvent se porter sur autre chose:  composer avec ça, vivre mieux avec ça.

La sérénité de comprendre que je ne peux pas ME changer, et définitivement pas sans confronter et accepter ce que je suis, comme je suis.

Le courage de me comporter autrement, d'apporter les changements de pensées et de comportements nécessaires, de me donner les outils pour faire face.

Je ne suis pas toxicomane ou alcoolique mais le processus est similaire.
Similaire si on a été adopté ou similaire quand toute situation qu'on ne peut changer nous fait souffrir psychologiquement, et même physiquement, mentalement.

Pour tout événement ou caractéristique qu'on ne pourra jamais, jamais changer, il y a confrontation de la réalité à faire, et une acceptation de la réalité à faire. (voir L'innefficacité des changements externes)

De là, nos choix seront différents et forcément, doucement, des changements surviennent.



lundi 3 mars 2014

༺ Défaire les apprentissages négatifs ༻


«Quand tu t'aperçois que tu te noies dans la haine de toi-même, tu dois te rappeler que tu n'es pas née avec ce ressenti.  Tu dois te rappeler qu'à un certain moment au cours de ton cheminement, une personne ou une expérience t'a envoyé le message qu'il y avait quelque chose qui clochait chez toi et que tu as intériorisé ce message et l'a transformé en vérité personnelle. Tu l'as accepté comme vrai.
Mais tu n'as pas à transporter cette haine partout avec toi parce que ce jugement n'était pas à propos de toi. Si tu as appris à penser du mal de toi-même, tu peux aussi apprendre à penser du bien de toi-même:  tu peux accepter de nouvelles pensées, des pensées aimantes et pleines d'acceptation.  Tu peux apprendre à remettre en question tes croyances négatives, tu peux leur enlever leur pouvoir et reprendre possession de ton propre pouvoir.

Ça ne sera pas facile et ça ne se fera pas du jour au lendemain.  Mais c'est possible.
Et ça commence quand tu décides enfin qu'il doit bien y avoir quelque chose de plus ou de mieux que la souffrance et le mal-être qui t'accompagnent depuis si longtemps.
Ça commence quand tu décides que tu mérites de le découvrir."



____________________________________________________
Source:  I AM (x)

༺ Vulnérabilité ༻




















La honte est une chose universelle. 
Nous connaissons tous le sentiment: "Je ne suis pas assez. Je ne suis pas assez mince, assez riche, assez belle, assez intelligente." 
La honte est comprise comme la peur de la déconnection: Y a-t-il quelque chose en moi qui, si vu ou su par les autres, fera en sorte que je ne serai pas méritante de connexion? 
Il n'y a qu'une chose qui différencie les gens qui ont un fort sentiment d'amour et d'appartenance des gens qui résistent à ces deux sentiments. Et c'est que ceux qui ont un fort sentiment d'amour et d'appartenance croient qu'ils méritent l'amour et l'appartenance. 
C'est tout.
Ils croient qu'ils sont méritants. 
Ces gens ont, simplement, le courage d'être imparfaits. 
Ils ont la compassion pour s'occuper d'eux-mêmes en premier, et ensuite des autres, et ils ont la volonté de lâcher-prise de leurs propres attentes "ce que je devrais être", afin d'être qui ils sont / comme ils sont.

L'autre chose qu'ils ont en commun est ceci:  Ils acceptent pleinement leur vulnérabilité.
Ils ont parlé de leur volonté de dire, "Je t'aime" en premier, leur volonté de faire quelque chose quand il n'y a aucune garantie. 
Ils pensent que c'est une attitude fondamentale.

Nous vivons dans un monde de vulnérabilité, et une de nos façons de composer avec cette vulnérabilité est de l'engourdir.  
Mais on ne peut pas engourdir les émotions de manière sélective. 
On ne peut pas dire: voici les mauvaises émotions - voici la vulnérabilité, voici le chagrin, voici la honte, voici la peur, voici la déception. 
Je ne veux pas les ressentir celles-là.
Alors, lorsque nous engourdissons ces émotions, nous engourdissons aussi la joie, nous engourdissons la gratitude, nous engourdissons le bonheur. 
Et puis nous sommes malheureux, et nous nous mettons à la recherche d'un but et d'un sens, et alors nous nous sentons vulnérables. 
Et tout ça devient un cycle dangereux.

Mais il y a un autre chemin.  
- Nous laisser être vus, être vus complètement, être vus dans notre vulnérabilité;  
- aimer avec notre coeur entier, même s'il n'y a aucune garantie; 
- croire que nous sommes assez.
Parce que lorsque nous partons d'une place intérieure qui dit "Je Suis Assez", alors nous cessons de crier et commençons à écouter, nous avons plus de bonté et de douceur envers les gens qui nous entourent et nous avons plus de bonté et de douceur envers nous-mêmes.