mercredi 5 mars 2014

༺ SE changer vs Apporter des changements ༻

(en référence à Premiers Pas en Recovery)

Je viens de penser à une analogie.

Un trouble de l'alimentation, c'est souvent comparé à une maladie de dépendance (alcoolisme, toxicomanie, etc).  Certains aspects sont semblables et elles ont souvent une source génétique.

J'essayais de me changer parce que je n'acceptais pas que j'étais, (exemple), "toxicomane". 
J'essayais de ne plus être "toxicomane". 

Mes choix servaient à ne plus être une personne "toxicomane", à fuir ça en moi, quand je ne pourrai jamais changer ça.

Donc, je ne pouvais que récolter de la douleur parce que ces choix étaient faits sur la mauvaise base.  Je récoltais ce mal en moi car ce mal en moi était responsable de mes choix, de mes semences.

La première étape était d'accepter, reconnaître que je suis une "toxicomane".  Ne plus travailler à me changer, me guerroyer à changer ça, parce que ça ne se changera jamais.  Y'a rien à changer, c'est ça qui est ça. 

De là, on apporte des changements, forcément.  Car accepter qu'on ne peut pas changer ça, c'est voir que nos choix peuvent se porter sur autre chose:  composer avec ça, vivre mieux avec ça.

La sérénité de comprendre que je ne peux pas ME changer, et définitivement pas sans confronter et accepter ce que je suis, comme je suis.

Le courage de me comporter autrement, d'apporter les changements de pensées et de comportements nécessaires, de me donner les outils pour faire face.

Je ne suis pas toxicomane ou alcoolique mais le processus est similaire.
Similaire si on a été adopté ou similaire quand toute situation qu'on ne peut changer nous fait souffrir psychologiquement, et même physiquement, mentalement.

Pour tout événement ou caractéristique qu'on ne pourra jamais, jamais changer, il y a confrontation de la réalité à faire, et une acceptation de la réalité à faire. (voir L'innefficacité des changements externes)

De là, nos choix seront différents et forcément, doucement, des changements surviennent.